Moule bleue
Institut québécois de la biodiversité
Introduction
Une espèce clé de l’estran
Présente dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, la moule bleue forme souvent des tapis vivants sur les rochers. Fixée par son byssus, elle résiste aux vagues, aux marées et aux variations du milieu. Son abondance et sa fonction de filtreur en font une espèce emblématique des écosystèmes côtiers.
Description
La moule bleue est un mollusque bivalve bien connu des côtes de l’Atlantique Nord. Sa coquille allongée, bleu foncé à noire, lui donne une silhouette sobre et élégante. Elle se fixe solidement aux rochers grâce à des filaments résistants appelés byssus.
Alimentation
La moule bleue est un organisme filtreur. En pompant l’eau de mer, elle retient le phytoplancton, les micro-organismes et diverses particules organiques. Ce mode d’alimentation contribue à la qualité et à la clarté de l’eau.
Habitat
On la retrouve sur les rochers, les quais et d’autres structures du littoral. Dans l’estuaire du Saint-Laurent, elle est particulièrement fréquente dans les zones intertidales, là où les marées exposent puis recouvrent régulièrement les colonies.
Rôle écologique
Les colonies de moules créent de véritables microhabitats. Elles abritent de petits crustacés, des vers marins et diverses algues. Leur présence augmente la complexité du milieu et favorise la biodiversité du littoral.
Anatomie
La moule bleue se caractérise par ses deux valves de forme allongée et triangulaire, de taille égale et de couleur bleutée à noire. Les valves sont articulées entre elles au moyen d’un ligament à la partie antérieure.
Un autre muscle important est le pied, utilisé pour se déplacer et s’ancrer. La glande byssus, située dans le pied, sécrète en permanence des protéines tannées sous la forme d’un faisceau de fils résistants, appelés fils de byssus.
Ces fils de byssus permettent à la moule de se fixer de manière répétée au substrat (Beaumont et al., 2006 ; FAO, 2015 ; Gosling, 2003).
Animal robuste
La moule bleue est un filtreur actif et peut filtrer jusqu’à 20 litres d’eau de mer par jour (Delbaere, 2005). Cette grande capacité de filtration permet à la moule d’ingérer de manière non sélective non seulement des particules alimentaires et des matières organiques, mais aussi des bactéries, des substances toxiques, des larves de parasites et même des polluants chimiques. De ce fait, la moule bleue est capable de concentrer plusieurs contaminants à des niveaux élevés dans ses tissus et constitue ainsi un marqueur biologique idéal pour le suivi des milieux aquatiques (Brenner et al., 2014, Widdows et al., 2002)
La moule bleue est un animal très robuste, capable de résister à de fortes marées et à des conditions environnementales difficiles. Elle est également très productive, pouvant produire jusqu’à cinq générations par an. Cependant, elle est également sujette à des maladies et des parasites, tels que les larves de moules, qui peuvent causer des dommages importants à la population.
Elle joue un rôle clé dans la purification de l’eau, en filtrant les particules en suspension et en réduisant la quantité de nutriments dans l’eau. La moule bleue est également un aliment de base pour de nombreux animaux marins, tels que les oiseaux, les poissons et les crabes.
Pour en savoir plus : cliquer ici : Profil de la moule bleue (Mytilus edulis)
Région du Golfe
Direction des politiques et des services économiques, Région du Golfe Ministère des Pêches et des Océans
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