Les collectionneuses du mois d’avril

Marie-Hélène Morissette-Bélanger et Marie-Laure Escudero

Marie-Laure Escudero et Marie-Hélène Morissette-Bélanger sont responsables de la collection entomologique de GDG Environnement ltée (GDG), une firme de Trois-Rivières qui se consacre au contrôle des insectes piqueurs et des plantes envahissantes. Conservée à leur laboratoire, leur collection rassemble près de 60 espèces de moustiques (culicidés) du Québec et de l’Ontario, qui ont été récoltées lors de leurs travaux. Elle est constituée principalement de spécimens adultes piqués. Elle comporte également des moustiques et des mouches noires (simuliidés) larvaires conservés dans l’alcool.

Titulaire d’une maîtrise en biochimie et d’un doctorat en microbiologie, Marie-Laure Escudero s’est d’abord intéressée à la parasitologie. Engagée comme postdoctorante dans l’équipe de Jacques Boisvert à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), elle a étudié l’efficacité du Bti (Bacillus thuringiensis israelensis), une bactérie larvicide, dans le cadre de projets de lutte biologique contre les insectes piqueurs. À la suite de premières expériences en identification de larves, elle s’est rapidement intéressée à la taxonomie de ces insectes. En 2003, elle est devenue directrice du laboratoire de GDG tout en continuant d’enseigner la microbiologie à l’UQTR.

Marie-Hélène Morissette-Bélanger est titulaire d’un baccalauréat en biologie à l’UQTR. Inspirée par son mentor Jean-Pierre Bourassa, professeur en entomologie et en parasitologie, elle développe son intérêt envers les insectes piqueurs. Biologiste chez GDG depuis six ans, elle participe aux inventaires et procède à l’identification des spécimens échantillonnés à travers la province afin de valider la biodiversité présente dans les zones traitées et non traitées contre les insectes piqueurs. Elle s’intéresse particulièrement à leurs stades de développement, leur répartition géographique et leur habitat naturel.

Spécimen coup de coeur

Leur spécimen coup de cœur est unanimement le culicidé Psorophora ciliata. Avec une taille jusqu’à 20 fois supérieure à celle du plus petit des moustiques, il est de la grosseur d’une pièce de 25 cents. Cette espèce s’attaque davantage au bétail qu’aux humains et, comme elle ne produit pas d’agent anesthésiant, sa piqûre est particulièrement douloureuse.

« C’est un monstre! En plus, ce qui est particulier avec ce moustique, c’est que les larves sont prédatrices d’autres larves, même entre elles! » – Marie-Hélène Morissette-Bélanger

« C’est le plus gros moustique piqueur que nous avons au Québec! Il est aussi très beau avec ses pattes aux écailles hérissées. C’est comme s’il avait mis ses pattes dans un courant électrique. » – Marie-Laure Escudero

 

Une partie de la collection entomologique élaborée depuis 2014 par Marie-Hélène Morissette-Bélanger et Marie-Laure Escudero  sert essentiellement de cadre de référence pour l’identification au laboratoire. L’autre partie est un outil d’éducation et de vulgarisation scientifique et est présentée lors de conférences pour illustrer la diversité des culicidés du Québec. La collection sert également à la recherche et permet de suivre l’évolution géographique de ces espèces ainsi que de noter la présence d’espèces rares et d’espèces exotiques potentiellement envahissantes. Avec l’apparition du virus du Nil et l’introduction  de moustiques vecteurs de la dengue ou du virus Zika,  la raison d’être d’une telle collection prend tout son sens.

Rebecca Gouge et Bernadette Jacquaz pour l’Institut québécois de la biodiversité

23 avril 2018

Nouvelles brèves de l’IQBIO

Les membres du conseil d’administration se sont réunis le 28 septembre 2017 pour discuter  des différents dossiers qui retiennent l’attention de l’IQBIO et principalement du déménagement de ses locaux, du registre des collections et du registre des espèces.

Le 15 novembre 2017, la collection d’invertébrés marins de Pierre Brunel ainsi qu’une partie de sa bibliothèque étaient complètement déménagées au Musée canadien de la nature et les locaux utilisés par l’IQBIO à l’Université de Montréal (UdeM) étaient vidés de leur contenu. Une partie des documents, dont plusieurs constituent la bibliothèque de l’IQBIO a été mise en entrepôt.  Le Conseil d’administration devra décider de leur avenir. Soulignons ici le travail colossal de Pierre Brunel, de sa famille et de son assistante Catherine Rocque pour le déménagement.

Malgré la perte des locaux que l’IQBIO occupait à l’UdeM, nous tenons à y garder notre siège social et à conserver l’UdeM comme membre partenaire. Des pourparlers ont été entrepris à cet effet.

Aucun « Collectionneur du mois » n’a été rencontré cet automne malgré plusieurs tentatives qui se sont avérées infructueuses. Nous avons plusieurs promesses pour cet hiver. On peut consulter les chroniques antérieures à l’adresse suivante :

https://iqbio.qc.ca/collections/le-collectionneur-du-mois/.

La mise à jour du registre des collections continue de progresser. Rebecca Gouge, notre agente de projet a maintenant complété la documentation de 67 % des 195 collections actives répertoriées.

Le registre des espèces a également été amélioré grâce au travail estival d’Émilie Lacaze qui a aussi aidé au déménagement des collections de Pierre Brunel.

Je profite de l’occasion pour vous souhaiter de ma part et de celle du conseil d’administration

UNE TRÈS BELLE ANNÉE 2018.

Bernadette Jacquaz, Présidente, le 5 janvier 2018.


 

 

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