Archives de catégorie : Nouvelles

La collectionneuse du mois de décembre, Rosalie Léonard

Rosalie Léonard est en charge des laboratoires pour les cours de botanique à l’Université de Sherbrooke (UdeS) et est responsable de l’herbier. Fondée en 1963 par Albert Legault, la collection s’est enrichit de nombreux spécimens provenant entre autres des récoltes du frère Rolland-Germain, grand ami du frère Marie-Victorin, qui légua à sa retraite son herbier personnel à l’UdeS. En 1992, alors troisième herbier d’importance au Québec, la direction de l’UdeS prend la décision de se départir d’une grande partie des spécimens de la collection. Aujourd’hui, l’herbier de l’UdeS, qui comprend environ 20 000 spécimens, est alimenté par les plantes provenant des herbiers d’étudiants et offre une belle représentation non seulement de la flore de l’Estrie, mais aussi de la province du Québec.

« Nos étudiants viennent d’un peu partout au Québec et ils retournent pour la plupart dans leur région pendant l’été. Il y a donc des spécimens très intéressants qui sont présentés dans les herbiers des étudiants. L’apport de ceux-ci à l’herbier de l’Université est vraiment grand. Ils mettent beaucoup de temps, c’est beaucoup de travail et ça rend l’herbier vraiment vivant du fait qu’ils amènent toujours de nouveaux spécimens. »

Passionnée dès son jeune âge par la nature et par les plantes, Rosalie Léonard obtient un baccalauréat en biologie (profil botanique) à l’Université de Montréal (UdeM). « La nature a toujours été quelque chose de merveilleux pour moi. Ce sont ma mère et ma grand-mère qui m’ont légué l’amour des plantes ». Elle poursuit ensuite ses études supérieures et complète en 2005 une maîtrise sur les herbiers submergés du lac Saint-François sous la direction d’André Bouchard à l’UdeM. Depuis 8 ans, elle travaille comme coordonnatrice des travaux pratiques et comme personne-ressource en botanique à l’UdeS.

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Spécimen coup de cœur

Planche de Myriophyllum sibiricum récolté par le frère Rolland-Germain à Longueuil en 1927.

Le coup de cœur de Rosalie Léonard est une planche de Myriophyllum sibiricum sur laquelle on retrouve deux spécimens récoltés par le frère Rolland-Germain à Longueuil en 1927. Les plantes aquatiques sont souvent plus difficiles à étaler et sécher étant donné qu’elles perdent leur port à la sortie de l’eau. On peut les récolter en les faisant flotter directement sur un carton. Sur la planche d’herbier de Rolland-Germain, on peut voir un premier spécimen qui semble avoir été réalisé en soulevant la plante de l’eau directement sur un papier sur lequel elle a probablement collé lors du séchage. Le spécimen, ainsi que des annotations, ont ensuite été découpés et placés aux côtés d’un autre spécimen de myriophylle monté directement sur le carton. L’image du frère Rolland-Germain, les pantalons roulés et les pieds dans l’eau, essayant de récolter un beau spécimen, fait sourire Rosalie Léonard.

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Pour Rosalie Léonard, une planche d’herbier est aussi une page d’histoire et leur conservation en est d’autant plus importante : « Autant un spécimen d’herbier peut nous aider à comprendre l’histoire de la botanique comme, par exemple, l’arrivée d’une nouvelle espèce, autant c’est très intéressant au niveau de l’histoire des collectes. Pour moi c’est fascinant de savoir qui est allé où pour récolter des espèces. » Les nouveaux spécimens récoltés par les étudiants sont tout aussi importants aux yeux de Rosalie Léonard, ils sont des témoins de l’histoire plus récente. Ce sont donc les spécimens du passé et du présent qui font de l’herbier de l’UdeS une collection bien vivante et très dynamique.

Planche de Myriophyllum sibiricum, récolté par le frère Marie-Victorin à l’île Plate près de Longueuil en 1921
L’une des armoires de l’herbier de l’Université de Sherbrooke

Rosalie Léonard croit fermement à l’importance de préserver les collections scientifiques : « Peu importe dans quelle sphère de notre vie, je pense que l’histoire est utile pour comprendre le monde.» Dans un contexte académique, l’herbier est un outil irremplaçable, il permet aux étudiants d’observer un spécimen réel, ce qui est une excellente manière d’apprendre. L’herbier est également essentiel pour la recherche sur la répartition des populations et leur évolution dans le temps. Pour toutes ces raisons et plusieurs autres, Rosalie Léonard compte bien continuer à prendre soin de l’herbier de l’UdeS et à le garder le plus dynamique et à jour possible.

Juliette Duranleau et Bernadette Jacquaz, le 1er décembre 2018 pour l’Institut québécois de la biodiversité

NOUVELLES BRÈVES DE L’IQBIO

Depuis l’été dernier, les membres du conseil d’administration se sont réunis une fois au début de novembre pour discuter des affaires courantes et faire le point sur le travail effectué par les différents comités.

Dans le cadre des activités du registre des collections, notre agent de projet, Cédric Boué, a lancé un sondage auprès de plus de 200 chercheurs universitaires. Des 78 réponses obtenues, près de 80 % conservent une collection dans leurs locaux ou dans des institutions appropriées. Plus de 50 nouvelles collections ont été identifiées lors de ce sondage. Elles seront bientôt ajoutées au registre qui en compte présentement 209.

Deux articles « Collectionneur du mois » ont été mis en ligne en juillet pour Dolores Planas (collection de recherche d’organismes phytoplanctoniques dulcicoles à l’UQAM) et en septembre, pour Ariane Burke (collection ostéologique au département d’anthropologie de l’Université de Montréal). On peut consulter ces chroniques dans le site web de l’IQBIO (https://iqbio.qc.ca/) et dans sa page Facebook.

Avec le travail des trois étudiants l’été dernier, le registre des espèces a beaucoup progressé. Plusieurs listes d’organismes marins devraient être mises en ligne sous peu.

Soulignons la publication de la lettre de Pierre Brunel au Devoir le 1er octobre, « L’État québécois, un nain pour sa biodiversité ». Cette lettre a été envoyée à tous les membres et mise sur Facebook. Il faut aussi mentionner la conférence « Le milieu marin dans deux registres de l’IQBIO: espèces et collections de recherche québécoises » donnée par Pierre Brunel le 8 novembre à l’Institut Maurice-Lamontagne à Mont-Joli.

Nous regrettons le décès de deux de nos membres qui, depuis les tout premiers débuts de l’IQBIO, ont appuyé notre organisation : Gisèle Lamoureux (en juin) et Jean Faubert (en octobre).

Enfin, avec le temps des fêtes qui approchent, viennent le temps des bons vœux. Je profite de l’occasion pour vous souhaiter de ma part et de celle du conseil d’administration. 

UN JOYEUX NOËL

ET

UNE TRÈS BELLE ANNÉE 2019

Bernadette Jacquaz, présidente, le 17 décembre 2018

 


 

Jean Faubert (1955-2018)

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès récent de Jean Faubert. Sa Flore des bryophytes du Québec-Labrador (2012-2014), publiée en trois volumes totalisant plus de 1 200 pages, est une contribution majeure à la connaissance de la biodiversité du Québec. C’est un ouvrage d’autant plus remarquable que son auteur travaillait à partir de sa résidence familiale à Saint-Valérien-de-Rimouski, sans aucune affiliation à une université ou à un institut de recherche.

L’énergie de Jean Faubert, l’ampleur de ses activités et l’étendue de ses compétences étaient hors du commun. Il était à la fois marin, professeur, bryologue et musicien.

Il a d’abord étudié la navigation. Capitaine au long cours, il a visité plusieurs dizaines de ports sur tous les continents. Pendant 30 ans, de 1979 à 2010, il fut professeur de navigation à l’Institut maritime du Québec à Rimouski, où on lui reconnaissait une rigueur et une efficacité exceptionnelles. L’Association québécoise de pédagogie collégiale lui a décerné en 2009 une mention d’honneur pour l’excellence de son enseignement.

Parallèlement à sa carrière d’enseignant, il a obtenu un baccalauréat en biologie de l’UQAR en 1991. Il s’est intéressé d’abord aux plantes vasculaires aquatiques, puis aux bryophytes qui l’ont vraiment fasciné. Avant même sa retraite de l’Institut maritime du Québec en 2010, il avait déjà publié une douzaine d’articles scientifiques en botanique. Bryologue autodidacte, il a accompli en 25 ans un travail phénoménal : un herbier de plus de 10 500 spécimens, une cinquantaine de rapports et d’articles dans des périodiques scientifiques, la rédaction de la Flore des bryophytes du Québec-Labrador, la fondation de la Société québécoise de bryologie et, dans le cadre de cette dernière, la création d’une revue scientifique en ligne (Carnets de bryologie) et la mise sur pied d’une base de données sur les bryophytes du Québec-Labrador (BRYOQUEL). À partir de 2004, avec l’aide de collègues bryologues, il a initié et animé la Formation Kucyniak, un stage annuel d’initiation à la bryologie.

L’œuvre bryologique de Jean Faubert a été reconnue par ses pairs. En 2012, il a reçu le prix Georges-Préfontaine de l’Association des biologistes du Québec. En 2014, le New York Botanical Garden lui a décerné le Henry Allan Gleason Award. L’Université Laval lui a décerné un doctorat honoris causa en 2016. Il a été le récipiendaire pour l’année 2018 de la médaille George-Lawson de l’Association botanique du Canada qui lui était décernée pour une Outstanding Contribution to Botany.

Jean Faubert était aussi musicien. Saxophoniste, il a été membre de plusieurs ensembles qui jouaient régulièrement entre Rimouski et Matane. En 2008, il participait à la tournée européenne du groupe « Rêve de sax ». Jusqu’en 2018, il était directeur général de l’orchestre SaxTonique qu’il a fondé et qui regroupe une dizaine de saxophonistes.

J’ajouterai qu’il considérait Montaigne comme un de ses amis.

Jean Faubert était un homme de plusieurs talents. Nous serons nombreux à être en deuil.

Pierre Morisset

Le collectionneur du mois de juin

Stéphane Le Tirant avec une photographie d’Eupholus brossardi

       Stéphane Le Tirant est le conservateur des collections scientifiques de l’Insectarium de Montréal ainsi que l’un de ses membres fondateurs. Entomologiste généraliste et polyvalent, il œuvre à la conception, à la gestion et au classement des collections depuis l’ouverture de l’organisme en 1990. Passionné d’insectes exotiques, il est spécialisé en scarabéidés et cérambycidés (Coleoptera). Sa collection personnelle comporte au-delà de 300 paratypes de scarabées ainsi que plus de 1 000 espèces de Dynastinae, les plus gros coléoptères.

       Dès l’âge de 5 ans, Stéphane Le Tirant suivait les fourmis muni d’une loupe et s’amusait à faire l’élevage d’insectes dans ses aquariums. Durant son parcours académique, il a complété une technique en Sciences pures, une technique de laboratoire ainsi qu’un cheminement en informatique à l’université. Lors d’un emploi étudiant à la Collection nationale canadienne d’insectes, il a fait la connaissance de Laurent LeSage (1946-2005) qui a été son mentor pour le volet scientifique, le volet biologique et le standard des collections. Une autre rencontre importante a été celle de Georges Brossard, fondateur de l’Insectarium, lors d’un voyage de récoltes entomologiques. Ce dernier l’a guidé à travers la muséologie et la vulgarisation scientifique. Stéphane Le Tirant est ainsi devenu membre du comité aviseur pour la création de l’Insectarium.

        Stéphane Le Tirant a amorcé son cheminement de collectionneur par les papillons québécois. Cette première initiation dans le domaine lui a permis de participer, en 2012, à la rédaction du livre Papillons et chenilles du Québec et des Maritimes. Une fois l’ordre des lépidoptères conquis, il a poursuivi sa spécialisation avec les coléoptères. Son intérêt pour l’entomologie l’a amené à parcourir le monde à la recherche de spécimens exotiques ainsi que dans la réalisation de stages, dont un séjour au Japon où il a étudié l’élevage d’insectes exotiques.

Espèces du genre Chrysina de la collection entomologique Stéphane Le Tirant

Espèces du genre Chiasognathus de la collection entomologique Stéphane Le Tirant

        Stéphane Le Tirant se démarque par ses implications bénévoles, ses initiatives et son dévouement à la recherche. À titre de consultant, il a contribué à la création du spectacle Ovo du Cirque du Soleil. Il a collaboré à la création de multiples insectariums et volières à papillons à travers le monde. De plus, il a participé à la rédaction de l’encyclopédie Coléoptères du monde ainsi qu’à de nombreux reportages et documentaires sur les insectes.

   

 

 « Dans les espèces que j’ai décrites, un des spécimens qui est mon coup de cœur, même si ce n’est pas un scarabée, mais bien un cérambycidé, c’est le Viracocha limogesi. La description d’une nouvelle espèce c’est commun chez les coléoptères, mais la description d’un nouveau genre c’est quand même plus rare. »

Cette découverte a été publiée en 2015 dans le journal scientifique Insecta Mundi.

Viracocha limogesi, Pérou
(Photo originale : René Limoges)

        Après 28 ans au sein de l’Insectarium, il est auteur et co-auteur de 25 articles scientifiques et il a décrit 22 nouvelles espèces. Au total, 6 nouvelles espèces ont été nommées en son honneur. Co-créateur de l’événement Papillons en liberté et co-instigateur du projet Monarch Watch à l’Insectarium, il est un conservateur proactif qui favorise les partenariats avec les spécialistes, le partage de spécimens ainsi que le transfert de connaissances scientifiques. Il a permis la réception par l’Insectarium de plus de 75 dons de collections entomologiques totalisant une valeur supérieure à un million de dollars. De plus, il a été l’instigateur de la reconnaissance de l’Insectarium par la Commission canadienne d’examen des exportations de biens culturels (CCEEBC). Il collabore aussi avec Environnement Canada à l’application de la convention internationale CITES.

Espèces du genre Macrodontia de la collection entomologique Stéphane Le Tirant

         Même à la retraite, Stéphane Le Tirant compte profiter de son temps libre pour poursuivre l’entretien de sa collection, l’identification de spécimens et la rédaction d’un ouvrage sur l’entomologie culturelle. Les spécimens de sa collection personnelle ainsi que des collections de l’Insectarium de Montréal sont disponibles pour consultation.

Rebecca Gouge pour l’Institut québécois de la biodiversité
29 juin 2017

La collectionneuse du mois de mai

Huguette Massé est la responsable de la collection de poissons et d’écrevisses de la Direction de la gestion de la faune de l’Estrie, de Montréal, de Montérégie et de Laval. Cette énorme collection de spécimens d’eau douce est conservée au laboratoire du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs situé à Longueuil. Huguette Massé participe activement à l’entretien et à la gestion des spécimens, mais aussi à la recherche gouvernementale et universitaire qui se fait en lien avec la collection. Elle offre également à l’occasion des formations sur l’identification des poissons et de leurs contenus stomacaux.

« Les spécimens de la collection sont non seulement les témoins du passé, mais ils représentent également les débuts de l’étude de la faune aquatique du Québec. Ce sont ces poissons qui ont servi à identifier quelles espèces sont présentes dans nos plans d’eau. »

Avide d’apprentissages, Huguette Massé entreprend un retour aux études à l’âge de 35 ans. Elle complète alors un baccalauréat en biologie à l’Université du Québec à Montréal. Déjà captivée par l’étude des poissons, elle commence à travailler comme technicienne dans le laboratoire du professeur Réjean Fortin où elle aide les étudiants aux cycles supérieurs à identifier les spécimens de contenus stomacaux de poissons. Elle se découvre alors une véritable passion pour l’identification de poissons dégradés à partir de structures telles que les otolithes et les appareils pharyngiens. Elle commence alors à assembler une collection d’invertébrés et de structures pour pouvoir identifier les proies dans les contenus stomacaux. Elle obtient ensuite un poste au sein du réseau de suivi ichtyologique du fleuve Saint-Laurent. Ce poste lui permettra de découvrir les merveilles cachées du laboratoire du Ministère avec des collections renfermant des spécimens datant d’aussi loin que 1928.

Spécimen coup de cœur

Huguette Massé affectionne tout particulièrement un spécimen de chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi) exposé aux bureaux de Longueuil. Il s’agit d’un squelette assemblé par Michel Bourque, vétérinaire à la retraite de Montréal, le résultat d’un travail minutieux de quelque 100 heures. Le chevalier cuivré est le seul poisson qui ne se trouve qu’au Québec. Il peut atteindre plus de 30 ans d’âge.

Ce poisson est présentement en voie de disparition, les estimations chiffrant sa population à tout au plus quelques centaines d’individus.

La collection ichtyologique de la Direction de la gestion de la faune à Longueuil est utilisée notamment comme collection de référence pour l’identification de spécimens, mais aussi pour faire des comparaisons avec le passé. Par exemple, lors du projet de réintroduction du Bar rayé (Morone saxatilis), des spécimens de la collection ont été utilisés pour déterminer le régime alimentaire de l’espèce en milieu naturel. Les contenus stomacaux des derniers individus trouvés dans le fleuve Saint-Laurent avant leur disparition (spécimens datant des années 1950) ont pu être examinés afin d’évaluer ce dont les bars rayés se nourrissaient à l’époque. Ainsi, il a été possible de déterminer si les sources alimentaires nécessaires étaient présentes en vue de leur réintroduction en milieu naturel.

Le laboratoire s’est récemment doté d’équipements pour procéder à  des recherches sur la génétique. Par exemple, dernièrement, des analyses ont été réalisées pour reconnaitre l’attribution parentale des jeunes chevaliers cuivrés de l’année afin de déterminer si ces jeunes poissons sont issus de la reproduction naturelle ou de la reproduction artificielle faite pour maintenir la population.

   

Bocaux renfermant plusieurs spécimens de Laquaiches aux Yeux d’Or (Hiodon alosoides)

Quelques spécimens de la collection ichtyologique de la Direction de la gestion de la faune de l’Estrie, de Montréal, de la Montérégie et de Laval

   

    La collection de Longueuil ne cesse de grandir. En effet, chaque année elle acquiert de nouveaux spécimens provenant des différents projets d’études, mais aussi des firmes de consultants qui viennent suivre les formations offertes par Huguette Massé. La collection comprend aujourd’hui des centaines de milliers de spécimens.

     Huguette Massé ne regrette pas son choix d’être retournée aux études et d’avoir choisi la biologie. Bientôt à la retraite, elle compte bien continuer à venir aider au maintien de  la collection provinciale du Ministère et a de nombreux projets en tête. Elle encourage la conservation des collections en sciences naturelles : « Ces collections sont des traces précieuses nous permettant d’avoir un regard sur le passé. Ce sont des connaissances riches. Les collections sont l’expression de notre patrimoine collectif au Québec ! ».

Juliette Duranleau pour l’Institut québécois de la biodiversité

26 mai 2017