Services à la recherche

L’Institut a commencé à remplir sa mission en offrant des services à la recherche. Son recensement des collections québécoises de recherche en sciences naturelles après les avoir visitées, ainsi que le répertoire des métadonnées qui en découle, ont été entrepris même avant son incorporation formelle. Mettre en œuvre un réseau de partage de l’expertise, publier des articles scientifiques, les bulletins scientifiques de l’IQBIO, des bibliographies pertinentes et monter une bibliothèque spécialisée constituent aussi de tels services qui visent une certaine continuité. Des données de base sur la faune du règne des Animaux en territoire québécois et dans ses mers adjacentes sont déjà en ligne sous la rubrique Biodiversité du Québec et peuvent être mises à jour par tout spécialiste qui pourrait apporter son expertise à l’IQBIO. L’ultime service que pourrait rendre l’IQBIO consisterait à obtenir des espaces permanents d’entreposage, de conservation et d’étude des collections québécoises de recherche en sciences naturelles. Un partenariat avec Environnement Canada à Montréal, signé en 2006, avait ainsi permis d’entreposer des collections, mais ce partenariat n’a pu être renouvelé, et l’IQBIO est en voie de perdre l’accès à cet espace qui lui était dédié.

D’autres services plus ponctuels ont été rendus, notamment au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, par un contrat en 2007 de saisie informatique de données sur les espèces exotiques envahissantes contenues dans certaines collections québécoises recensées dans le répertoire de l’IQBIO. Le rapport est en ligne à la rubrique «Mémoires et rapports», sous la rubrique «Publications». Le président de l’IQBIO a déjà mis à l’épreuve dans son laboratoire de biodiversité marine un service de stages de mentorat. Dans la perspective d’une assistance à la gestion de collections québécoises de recherche en sciences naturelles, de menus conseils ont déjà été prodigués à des gestionnaires privés d’échantillons biologiques conservés en collection.

L’expertise taxonomique au Québec est en voie de se perdre : les chercheurs universitaires vieillissent, leurs universités tardent à les remplacer, l’enseignement de la biodiversité (ce qu’on nommait Botanique, Zoologie, Entomologie, etc) a régressé, et le cercle vicieux des postes qu’on tarde à créer démotive les jeunes biologistes qui pourraient s’intéresser à ces disciplines. La formation d’une relève sur la biodiversité québécoise, en particulier sur la biodiversité taxonomique, apparaît donc comme une nécessité pour une majorité de membres de l’IQBIO. Les stages de mentorat seraient un service que devrait rendre l’Institut pour remédier à ces lacunes. Un autre service consisterait à organiser des ateliers pratiques de formation intensive, soit dans des collections de recherche pendant l’hiver, soit dans des stages de terrain pendant les belles saisons.

La mise en œuvre de ces nouveaux services, ainsi que le développement des services déjà entrepris, devra faire l’objet de demandes de financement ou de partenariats : pour prendre charge de tels services et présenter les demandes de financement, les membres actuels ou futurs de l’IQBIO qui se sentiraient interpellés par de tels projets seront les bienvenus, d’abord comme bénévoles, mais éventuellement comme employés rémunérés.


Plus de détails sur les services envisagés par l’IQBIO sont présentés dans son mémoire soumis  à la consultation publique tenue en 2005 par le ministère québécois du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs sur son projet de Stratégie sur le Développement durable 2005-2007: onglet PUBLICATIONS, sous-onglet «Mémoires et rapports»

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Partage de l’expertise  

La première fonction d’un réseau est celle du partage de l’expertise de ses membres. Échanger des informations scientifiques sur la biodiversité taxonomique et écologique, voilà l’un des services que le réseau de l’IQBIO souhaite rendre en priorité à ses membres. Beaucoup de naturalistes québécois et canadiens, toutefois, peuvent bénéficier de cette expertise avant même de choisir par leur adhésion d’aider l’IQBIO à améliorer ses services. Voilà pourquoi plusieurs documents affichés sur notre site sont accessibles à quiconque, tout en favorisant nos membres en leur donnant accès à certains documents qui leur sont réservés.

L’expertise que les membres de l’IQBIO, en particulier ses dirigeants, partagent avec d’autres réseaux que celui de l’IQBIO peut à son tour être partagée avec ses membres. Cette « expertise » peut être vue dans un sens très large, plus large que strictement scientifique. La multiplication des réseaux permet ainsi de connaître les activités des autres chercheurs québécois, canadiens et nord-américains, activités telles que conférences, colloques, congrès, excursions en nature, constitution ou abandon de collections, qui sont pertinentes pour les activités de nos membres. Cette multiplication permet enfin de connaître les activités de groupes écologistes militants ou de simples défenseurs locaux de la nature sauvage auxquels certains des membres de l’IQBIO contribuent, à titre de citoyens engagés, des connaissances scientifiques solides.

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