Recensement des collections québecoises

Depuis 2003, des membres de l’IQBIO ont parcouru le Québec pour dresser un répertoire des collections québécoises de recherche en sciences naturelles. Le travail d’élaboration de ce Registre consiste essentiellement à noter l’existence de ces collections, à les visiter et à les documenter. Ce travail qui a été initié au départ grâce à une subvention octroyée par le ministère de l’Environnement du Québec se poursuit maintenant avec des dons de fondations et une partie des ressources de l’IQBIO provenant des cotisations et des dons de ses membres.

Entre 2003 et 2009, plus de 150 visites ont été réalisées par les comités visiteurs de l’IQBIO. Ces visites ont permis de récolter des données élémentaires sur plus de 250 collections conservées en territoire québécois. Les informations recueillies entre autres sur leurs propriétaires, le nombre d’espèces et d’échantillons qu’elles contiennent, l’état de leur conservation, leur valeur scientifique, sont toutes des « métadonnées ». Elles sont essentielles pour documenter la biodiversité québécoise et les risques qu’elle court, mais aussi pour planifier les besoins en espace pour leur conservation et les interventions urgentes pour leur sauvegarde, le cas échéant.

En 2015, une mise à jour du Registre des collections a été amorcée. Ce travail a permis d’informatiser le Registre et d’actualiser les coordonnées des responsables et les métadonnées des collections. Ce qui fait qu’en 2016, 259 collections étaient inscrites au Registre et près de la moitié des métadonnées avaient été mise à jour.

En 2016, les collections québécoises de recherche en sciences naturelles se trouvaient principalement dans les institutions parapubliques, surtout les universités. Viennent ensuite les laboratoires et collections des gouvernements, les collectionneurs privés à domicile (autodidactes et professionnels) et les institutions privées comme les musées. La grande majorité des collections à statut public sont conservées par des ministères gouvernementaux à vocation appliquée aux ressources renouvelables. Très peu de collections gouvernementales servent à la recherche environnementale, la plupart étant utilisées à des fins économiques. Les laboratoires de sociétés d’État comme l’Hydro-Québec ne conservent aucune collection, malgré l’importance de leurs recherches. L’absence d’un musée d’état québécois explique pourquoi ces sociétés d’État ne peuvent pas conserver de telles collections.

Les principales institutions québécoises qui possèdent des collections de recherche en sciences naturelles

Universités 80
Université de Montréal Centre sur la biodiversité de l’Université de Montréal, Départements des sciences biologiques, Laboratoire Jacques-Rousseau et Faculté de médecine vétérinaire 25
 Université McGill Musée entomologique Lyman, Campus Macdonald (Ste-Anne-de-Bellevue) et Musée Peter Redpath  18
 Université Laval Laboratoire d’entomologie forestière, Département des sciences du bois et de la forêt, « Les Collections », Herbier Louis-Marie, Département de biologie, Québec-Océan et Centre d’études nordiques  22
 Autres universités  Université de Sherbrooke, Université du Québec à Trois-Rivières, Université du Québec à Chicoutimi, Université du Québec à Rimouski, Université Bishop’s et Université Concordia  15
 GOUVERNEMENT DU CANADA   52
Institut Maurice-Lamontagne Pêches et Océans Canada, Mont-Joli  14
Ressources naturelles Canada Centre de foresterie des Laurentides, Service canadien des forêts   7
Environnement Canada Ancien Centre St-Laurent, Montréal  4
Agriculture et Agroalimentaire Canada Centre de recherche et de développement en horticulture, St-Jean-sur-le-Richelieu et Édifice K.W. Neatby, Ottawa  8
Musée Canadien de la Nature Musée Canadien de la Nature, Ottawa  16
Parcs Canada Réserve du parc national du Canada de l’Archipel-de-Mingan et Parc national d’Anticosti  3
GOUVERNEMENT DU QUÉBEC   21
MFFP (Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs) Longueuil et Québec  16
MAPAQ (Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) Institut de technologie alimentaire, St-Hyacinthe et La Pocatière  3
MDDELCC (Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques) Service de l’information sur les milieux aquatiques (SIMAQ)  2
CÉGEPS Cégep de Baie-Comeau, Cégep de La Pocatière et Cégep de Saint-Félicien  7
AUTRES INSTITUTIONS Ville de Montréal et Municipalité de l’Île d’Anticosti  5
TOTAL 165

Sur les 259 collections de recherche répertoriées, on constate la prédominance des collections à caractère taxonomique. Seulement 9% des collections sont écologiques. Parmi les collections taxonomiques, les collections entomologiques (25 %) sont présentes en plus grand nombre et proviennent majoritairement de collections privées. Les herbiers viennent au deuxième rang (14%), suivis d’autres collections qui représentent toutes moins de 7% des collections.

(Mise à jour: janvier 2017)